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GCDO#07 - Véronique Kerdranvat - L'île de Java



Depuis mon enfance, ‘’La javanaise’’ sonnait à mes oreilles comme une invitation vers une contrée exotique et rocambolesque. J’imaginais une île recouverte d’une immense jungle où des hommes tatoués se cachaient derrière des fougères géantes pour souffler dans leur sarbacane. Sans aucune hésitation, je saisis, en 1992, cette main que Java me tendait pour me faire danser au-delà du temps dans un monde oublié que je ne soupçonnais pas.


Java et ses 2.884 km de côtes font partie des 16.056 îles qui composent l’Indonésie. Ce pays situé dans l’océan Indien, entre la Malaisie et l’Australie, gardait encore secrètement, au siècle dernier, ses pyramides et ses lointaines traditions. Avant de me rendre à Bali, je choisis d’explorer des îles moins connues telles Java, Sumatra, Bornéo et les Célèbes. Chaque île avait réussi à préserver sa propre culture et certaines conservaient précieusement quelques vestiges mégalithiques.

A mon arrivée à Jakarta, la capitale où les immeubles neufs poussaient comme des champignons au beau milieu de petites maisons aux tuiles rouges, je fus immédiatement baignée dans une atmosphère trépidante entre traditions et modernité. Après la visite de quelques musées, je décidai, deux jours plus tard, ce 12 décembre 1992, de prendre un train pour Bogor à une soixantaine de kilomètres au sud. Pourquoi cette ville peu connue des touristes m’appelait-elle ? Peut-être avais-je toujours aimé découvrir des endroits hors des sentiers battus. Or, Bogor était peu connue des guides touristiques. Peut-être mon intuition se doutait-elle qu’une extraordinaire pyramide se camouflait sous l’apparence d’une montagne ? Arrivée à la gare, deux heures plus tard, je trouvai une place dans une bemo, une petite camionnette qui servait de transport en commun. Le chauffeur me déposa à la Firmane Guesthouse, la pension la moins chère de la ville. J’avais quitté la France en juillet par le transsibérien dans le but de découvrir le maximum de pays en espérant que mon tour du monde durerait plus d’un an. Aussi, pour voyager le plus longtemps possible, je devais surveiller mon budget.


La suite du voyage dans les pages de

Génération Cités d'Or #07 :






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