• Antoine Station

GCDO#05 - Charly Samson - Les années 70 avec Jimmy Guieu - Retour sur les OVNIs en Languedoc


Une fois n'est pas coutume, plutôt que de vous faire découvrir les premières lignes de cet article de 12 pages, je vous propose une anecdote délicieuse narrée par Charly Samson sur Jimmy Guieu, un petit bonus qui n'apparaîtra pas dans le mag-ebook par faute de place, mais qui méritait d'être porté à votre connaissance !!


Cela se passe dans les années 90 :

"Un de nos amis qui dirigeait à Bayonne « la librairie du Nombre d’Or » a organisé un festival dans cette ville, avec la collaboration de la radio locale. Ces émissions avaient chaque fois beaucoup de succès et se prolongeaient souvent très tard dans la nuit car les auditeurs n’arrêtaient pas de poser des questions aux voyants, aux ufologues et aux parapsychologues qui animaient le festival. Nous avons vécus quelques épisodes particulièrement cocasses dans ces « soirées radio »  que nous avons animées dans plusieurs villes. C’était parfois des révélations de voyants qui annonçaient des vérités à des auditeurs qu’ils ne pouvaient pas connaître, sur des sujets concernant la santé, la profession et surtout les amours.

Un soir à Bastia, à la Radio France 2, nous étions une dizaine à nous installer dans le studio, autour de la grande table ronde hérissée de micros, pour préparer le déroulement de l’émission. Ce devait être des dialogues et des expériences sur la voyance car la majorité des participants étaient des pratiquants connus des arts divinatoires. Un sympathique animateur avait expliqué que lorsque les lampes étaient en lumière vertes, les micros étaient fermés et qu’elles s’allumeraient en rouge quand nous serions à l’antenne. Les « parlottes » étaient animées et bruyantes quand l’animateur les a interrompues : « Attention, silence ! Les voyants sont allumés ! » En fait de « silence », il a obtenu un grand éclat de rire de tous les voyants qui l’entouraient.


A Bayonne, après le repas du soir, des voitures nous ont emmenés au studio de la radio locale. Il y avait trois voyantes, Uma Mukanda, Hélène Mirande et mon épouse Kamina Brochka. Bernard Mirande était également voyant mais aussi parapsychologue et interprète des rêves. Il y avait aussi un numérologue et deux autres personnes. Nous étions deux pour l’ufologie, Jimmy Guieu et moi. Comme prévu, l’émission a débuté à 21h et a été tout de suite très animée. Les questions des auditeurs se succédaient sur de multiples sujets. Jimmy, comme toujours était très éloquent et convaincant, tandis que les voyantes étaient particulièrement sollicitées sur des problèmes à caractère personnel. La pendule nous indiquait minuit, puis une heure, puis deux…  L’animateur a interrompu l’émission pour une petite pause musicale. C’était passionnant, mais des signes de fatigue apparaissaient de ci de là. Plusieurs participants ont manifesté le désir de rentrer à l’hôtel. Uma Mukanda, Kamina et deux autres ont quitté le studio, accompagnés de Jimmy.

Et l’émission a repris, toujours aussi animée. On a l’impression que plus les heures s’écoulent, plus les auditeurs se précipitent pour passer à l’antenne. Certains voyants ont émis l’hypothèse que les gens de la ville ou des environs craignent que leur voix soit reconnue quand ils exposent une situation très personnelle et qu’ils préfèrent téléphoner tard dans la nuit. Il était déjà plus de trois heures et l’animateur nous demandait d’abréger le plus possible nos réponses car le standard était toujours encombré. Parmi les auditeurs qui se manifestaient il y avait autant d’hommes que de femmes et un bon nombre de moins de quarante ans. Ce fut le tour d’un homme qui se présenta avec un fort accent étranger. Il nous précisa qu’il était brésilien, de passage en France, et qu’il avait souhaité prendre contact avec nous parce que lui aussi pratiquait la voyance et principalement la voyance à distance. Nous étions surpris, intéressés et attentif. Il a poursuivi avec son fort accent : « En ce moment, je me concentre et je vous vois bien. »  Un silence, puis il reprend : « Je peux vous dire que monsieur Mirande a une chemise à col ouvert, tandis que monsieur Samson porte une cravate. »  C’était vrai. On lui a demandé de venir nous voir le lendemain au festival. Il noua répondu : « Zé voudrai bien, mais ze ne peux pas. C’est dimance et zé vé à la messe. » La communication a été interrompue et nous restions perplexes…


En rentrant à l’hôtel mon épouse m‘a raconté cet épisode qu’elle avait suivi à la radio, à la tête du lit. Au petit déjeuner, nous nous sommes tous retrouvés et nos conversations tournaient autour de cet étrange brésilien qui avait surpris tout notre groupe. Uma Mukanda l’avait écouté depuis sa chambre et ne savait que dire. Nous parlions de ce brésilien quand Jimmy nous a rejoint. Tout de suite on lui a demandé s’il avait entendu ce personnage et ce qu’il en pensait. Toujours avec son air sérieux il nous a répondu : « Zé connais bien ze brésilien et zé lui reconnais un grand talent. »  Le brésilien, c’était lui et personne ne s’en était douté, que ce soit dans le studio ou à la radio.

Il avait vraiment du talent, notre ami Jimmy…"

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